Léon XIV confie au cardinal Fernandez Tucho le dialogue direct avec la FSSPX Une nouvelle étape décisive s’annonce avec la rencontre prévue entre le Cardinal Fernandez et l’abbé Davide Pagliarani.
N'y allez pas : ce sont tous des scélérats (mascalzoni, en italien), disait Don Putti, fondateur de la revue SI SI NO NO, à Mgr Lefebvre, d'une voix si forte que tous à Albano l'entendait, alors qu'il se rendait au Vatican pour parler aux prélats modernistes. --- Dire que les modernistes sont les pires ennemis de l'Église, qu'ils sèment la destruction au sein même de l'Église, comme le disait saint Pie X, dire qu'ils sont des antéchrists, comme le disait Mgr Lefebvre en 1987, et dire que ce sont des scélérats, n'est-ce pas, au fond, dire la même chose en termes, disons, plus colorés ? --- Mgr Lefebvre s'y est rendu à plusieurs reprises et a finalement déchiré l'accord conclu et consacré avec l'excommunication qui s'ensuivait. --- Mgr Lefebvre disait ensuite : on ne peut conclure aucun accord pratique sans que les modernistes aient renoncé au... modernisme. Il ne faut pas oublier non plus que la FSSPX, Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, a été fondée régulièrement à Fribourg, par Mgr Lefebvre, le 1er novembre 1970, avec l'accord et l'approbation de Mgr François Charrière, alors évêque de Lausanne, Genève et Fribourg. Puis, en 1971, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X a été approuvée par le Saint-Siège par une lettre de félicitations du cardinal Wright, préfet de la Congrégation pour le clergé. --- Puis, en 1976, Mgr Lefebvre, en raison de son refus d'accepter le marasme post-conciliaire, le Novus Ordo, son refus de fermer le séminaire d'Écône et son refus de ne pas ordonner de prêtres, fut suspendu a Divinis par Paul VI, puis en 1988, il consacra quatre évêques sans mandat, afin de continuer à ordonner des prêtres fidèles à la tradition de toujours, et fut excommunié par Jean-Paul II, car le droit canonique le prévoyait. --- Avec la prise de pouvoir des modernistes lors du concile Vatican II, on assiste à un renversement de situation. Auparavant, les décrets, les canons et les excommunications servaient à l'Église pour intervenir contre les hérétiques et les modernistes, mais aujourd'hui, c'est l'inverse : les modernistes, ayant le pouvoir, l'utilisent pour condamner et excommunier ceux qui s'opposent à l'œuvre de destruction menée par les modernistes qui détiennent désormais les leviers du pouvoir. C'est le monde à l'envers. Quoi qu'il en soit, Benoît XVI a ensuite révoqué l'excommunication en 2009.