Le différend concernant la FSSPX pourrait se terminer positivement - un sénateur polonais
Il note que le Vatican a réagi rapidement à l'annonce de la FSSPX.
Comparant la situation à celle de 1988, M. Libicki écrit : "Je crois - bien que ce soit sans certitude - que cette fois-ci, l'affaire pourrait se terminer positivement".
Le rite romain n'est plus une anomalie périphérique
M. Libicki souligne la visibilité du rite romain après le Summorum Pontificum de Benoît XVI.
Malgré les restrictions ultérieures, M. Libicki maintient que le rite romain ne peut plus être écarté : "Cela indique que nous avons affaire à une véritable question ecclésiale interne, et non à une anomalie périphérique qui peut simplement être ignorée".
Le style anglican : Une coexistence plutôt qu'un "accord"
Pour M. Libicki, le conflit entre Rome et la FSSPX est en définitive plus doctrinal que liturgique.
Il rappelle que Benoît XVI a exigé "une acceptation sans ambiguïté du Concile Vatican II", une condition qui a empêché un accord.
En revanche, M. Libicki affirme que François a adopté une approche différente en matière de gouvernance.
Il cite en exemple la réception de la Fiducia supplicans [ !]: "Pour Benoît XVI, une telle situation était inacceptable ; pour François - quelles que soient ses intentions - elle est devenue, en fait, un modèle de fonctionnement de l'Église.
Dans ce contexte, Libicki note que François a accordé aux prêtres de la FSSPX la faculté d'entendre des confessions et d'assister à des mariages sans exiger de déclarations doctrinales préalables.
L'accord sur le mal chinois comme précédent
M. Libicki affirme en outre que l'accord du Vatican avec la Chine communiste affaiblit les objections à une solution canonique pour la FSSPX. Si Rome peut reconnaître des évêques choisis sous un régime athée, alors les objections à la flexibilité envers la Société perdent de leur crédibilité.
"Si, au nom de l'unité de l'Église, des compromis d'une telle portée sont acceptés vis-à-vis d'un État ouvertement hostile au christianisme, l'argument selon lequel aucune solution canonique ne peut être trouvée pour la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X perd une grande partie de sa force de persuasion.
Nécessité d'une décision
M. Libicki conclut que le pape Léon XIV devra se pencher sur la question.
Il note que des prélatures personnelles, des ordinariats ou des structures similaires existent déjà dans le droit canonique. "Ce ne sont pas les instruments qui manquent, mais la décision", écrit-il.
Image: Jan Filip Libicki © wikicommons, CC BY-SA, Traduction de l'IA