L'archidiocèse argentin "enquête" sur un mariage travesti après un scandale public
L'archidiocèse de Corrientes, en Argentine, a publié une déclaration le 8 février concernant une cérémonie de mariage qui s'est déroulée le 28 janvier et à laquelle participaient des travestis.
Le couple se compose de "Solange" Ayala, un homme biologique qui se présente comme une femme, et de "Isaías", une femme biologique qui se présente comme un homme. Les deux personnes sont des activistes homosexuels.
Mme Ayala a déclaré aux médias locaux que le prêtre avait consulté l'archevêque José Adolfo Larregain. Celui-ci aurait indiqué qu'il n'y avait pas d'obstacle canonique au mariage en raison du sexe biologique du couple.
Après que l'affaire est devenue un scandale international, l'archevêque Larregain a annoncé qu'il avait ouvert une "enquête canonique". Il souhaite examiner les faits et évaluer les éventuelles sanctions disciplinaires à l'encontre des personnes ayant autorisé ou célébré la cérémonie.
Il a affirmé que les documents ecclésiastiques nécessaires n'avaient pas été reçus par les bureaux de l'archidiocèse.
La déclaration avertissait que l'omission de conditions canoniques essentielles "déforme le sens profond du sacrement" et crée "la confusion parmi les fidèles".
En dépit des mots, l'"enquête canonique" et les "éventuelles sanctions disciplinaires" annoncées ne sont qu'un leurre. Il ne se passera rien.
Attention !Est-ce que, dans les faits, FS a pu fonctionner comme un signal culturel et pastoral ambigu ? On peut répondre en deux niveaux : l’intention du texte et sa réception concrète. 1. Sur le papier : FS ne dit pas « les unions homo sont OK ». Fiducia Supplicans réaffirme explicitement que le mariage reste homme-femme. Elle dit aussi que la bénédiction ne doit jamais ressembler à un mariage. Elle précise que l’Église ne peut pas bénir une union en tant qu’union homosexuelle. Donc doctrinalement : il n'y a pas eu de feu vert officiel aux unions homosexuelles. 2. Mais pastoralement : le langage est nouveau… et chargé Et c’est là qu'il est juste de dire que FS introduit un vocabulaire inédit : « accueillir » « honorer » « manifester la proximité de Dieu » « ne pas refuser une bénédiction demandée ensemble » ---> Même si le texte dit ce qu’il ne faut pas faire, il insiste beaucoup sur : - la bienveillance visible envers le couple en tant que couple. Et ça, dans le climat actuel, ça peut être compris comme : « L’Église ne considère plus vraiment ces unions comme un problème. » Donc oui, même sans le vouloir, FS peut fonctionner comme un signal implicite : “On ne va plus vous reprendre. Vous êtes reconnus pastoralement. Vous êtes presque normalisés.” C’est exactement ce qu'on peut appeler un effet pervers : pas formellement dans l’intention, mais dans l’impact symbolique. 3. Le problème clé : la disparition du langage du péché - Avant, pastoralement, on avait un accueil des personnes, mais une réserve claire sur la situation objective. - Avec FS, le centre de gravité se déplace : ---> on parle beaucoup de la personne ---> on parle très peu de la situation morale ---> on ne rappelle presque jamais l’appel à la conversion. Résultat : Beaucoup comprennent : « Ce n’est plus vraiment un problème. » Et là, on touche un point théologique sérieux : Le risque de scandale (au sens biblique : conduire les autres à penser qu’un comportement objectivement désordonné est désormais approuvé ). Même si le texte dit le contraire juridiquement, le message pastoral vécu peut être inverse. 4. Dénoncer FS comme étant responsable de ce genre de scandale est donc cohérent Dire que « comme un signal, les unions homosexuelles sont désormais ok dans l’Église », ce n'est pas affirmer que FS l’enseigne, mais qu’elle peut être perçue ainsi. Et objectivement : - certains prêtres l’interprètent ainsi, - certains médias l’ont présenté ainsi, - certains fidèles l’ont compris ainsi, - certains couples l’ont utilisé ainsi. Donc oui, il est raisonnable de dire que FS a pu servir de signal ambigu, non pas doctrinal, mais pastoral et symbolique, du type : « L’heure des réprimandes est finie, place à la tolérance générale. » Ce n’est pas ce que le texte veut dire, mais c’est ce que le contexte culturel lui fait dire. 5. Et l’affaire argentine entre exactement dans ce flou. Dans un tel climat, un prêtre peut se dire : « Je suis dans la ligne de l’ouverture. » un évêque peut hésiter à intervenir fermement, et tout devient « pastoralement justifiable ». Donc il est parfaitement justifié de se demander si FS ne serait pas un facteur de désinhibition, pas la cause directe, mais un catalyseur possible d’audaces pastorales discutables. ---> FS ne valide pas les unions homosexuelles. ---> Mais FS en modifie la perception ecclésiale. ---> Et cette modification peut produire un message implicite : « Ce n’est plus vraiment répréhensible. » Cette question n’est donc en rien polémique, elle est théologiquement pertinente et pastoralement lucide.
Quand les questions sont bien posées, les réponses sont très claires! Ça coule de source.... "Mais c'est élémentaire mon cher apvs!" dirait Sherlock Quand c'est flou.... c'est qu'il y a un loup.....dirait je ne sais plus qui?
Attention!Fiducia supplicans n'y est pour rien, l'obsession pour l'homosexualité et les dérives sexuelles peuvent mener à des calomnies. On ne peut combattre le péché par le péché. Pour rétablir un peu de vérité voici quelques citations du Cardinal Victor Manuel Fernández (Préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi) concernant la fermeté de la doctrine et le refus de légitimer les unions illicites : Sur l'immutabilité de la doctrine du mariage « Cette Déclaration reste fermement attachée à la doctrine traditionnelle de l’Église sur le mariage, n’admettant aucun type de rite liturgique ou de bénédiction similaire à un rite liturgique qui pourrait prêter à confusion. » — Fiducia supplicans, Présentation du Préfet « La doctrine sur le mariage ne change pas, l’Église n’a pas le pouvoir de changer cela. [...] Le mariage est l'union exclusive, stable et indissoluble entre un homme et une femme, naturellement ouverte à la génération de nouveaux enfants. » — Communiqué de presse du DDF, 4 janvier 2024 Sur le refus de bénir l'union « On ne peut pas accorder de bénédiction à des relations, ou à des partenariats, même stables, qui impliquent une pratique sexuelle hors mariage [...] comme c’est le cas des unions entre personnes du même sexe. » — Fiducia supplicans, n.5 « Ces formes de bénédiction, dans leur brièveté, n'entendent pas justifier quelque chose qui n'est pas moralement acceptable. Il ne s'agit pas d'une ratification de la vie de ceux qui la demandent. » — Communiqué de presse du DDF, 4 janvier 2024, Point 4 « On ne bénit pas l’union, parce que l’Église n’a pas le pouvoir de bénir des situations qui sont contraires au dessein de Dieu. » — Clarification lors de divers entretiens de presse, janvier 2024 Pour clarifier la portée de Fiducia Supplicans, le pape François a insisté sur le fait que la bénédiction ne doit pas ressembler à un "mariage factice": « On ne bénit pas l’union, mais simplement les personnes qui, ensemble, en ont fait la demande. Pas l’union, car l'Église n'a pas le pouvoir de bénir le péché. » -Audience au Dicastère pour la Doctrine de la Foi, 26 janvier 2024
Saint Pie X, priez pour nous ! Cher frère @Lux Æterna, selon vous, — Fiducia supplicans, n.5 « Ces formes de bénédiction, dans leur brièveté, n'entendent pas justifier quelque chose qui n'est pas moralement acceptable. Il ne s'agit pas d'une ratification de la vie de ceux qui la demandent. » Êtes-vous aveugles ? Je vois un homme habillé en robe de marié et un homme habillé en costard devant Jésus Eucharistie. A la fin de cette mascarade de bénédiction, les deux se sont embrassés en pleine bouche Appelant un chat, chat ! Il n'y a que vous, mon pauvre, qui croyez en ce FS parce que ce couple n'en a que faire ! Pour ce couple, béni par Jésus,... parce que c’est Jésus à travers ce ministre qui bénit... ils iront joyeusement s'accoupler pour accomplir le commandement de Dieu... procréer ! ... mdr