La conversion de la Russie...........
Russie : en termes de pratique religieuse, l’islam dépasse le christianisme17 janvier 2026
Source: FSSPX Actualités
Le service fédéral des statistiques de l’État russe (Rosstat) n’a pas publié de données récentes mais de nombreux démographes indépendants estiment que le déclin démographique russe s’accentue. Les régions qui échappent à cette tendance seraient les régions à majorité musulmane du Caucase du Nord, à forte pratique religieuse.
Le nouvel an a été l’occasion de réaffirmer la propagande démographique du Kremlin, mais la réalité statistique semble tout autre. Le patriarche Kirill assure que le pays « pose les bases d’une nouvelle civilisation », mais l’Académie russe d’économie populaire met en garde contre le risque de disparition de 130 villes dont la population actuelle est comprise entre 5 000 et 10 000 habitants.
Au recensement de 2010, la Russie comptait 142 905 200 habitants, et en janvier 2025, Rosstat en comptait 146 119 928, mais l’augmentation était due à la population de la Crimée et autres régions « annexées » d’Ukraine. Mais le déclin démographique au cours des quinze dernières années s’élève à 4,4 millions, et cette baisse a décidé Rosstat de garder les données secrètes en 2025.
De nombreux démographes indépendants remettent toutefois en question les quelques données officielles disponibles ; l’un d’eux estime que la population actuelle de Russie, y compris la Crimée et le Donbass, ne dépasse pas 143 millions de personnes, et que sans les « nouveaux territoires », la Russie peine aujourd’hui à atteindre les 140 millions d’habitants.
À ce rythme, d’ici 2100, elle pourrait voir sa population diminuer de moitié pour atteindre 70 millions d’habitants, sans toutefois dépasser les 120 millions. Les prévisions officielles ne sont pas non plus réconfortantes : au moins jusqu’en 2030, le nombre d’habitants continuera à baisser et dans vingt ans, la population ne dépasserait pas 130 millions, en espérant que les campagnes de natalité soient couronnées de succès et sans tenir compte des pertes dues à la guerre.
Une Russie future sans russes ?
Il faut noter que les seules régions, parmi les 100 entités fédérales, où s’observe une croissance démographique, même minime, sont les régions à majorité musulmane du Caucase du Nord. Il faut y ajouter les immigrants d’Asie centrale, majoritairement de confession islamique, qui, représentent environ 200 000 personnes qui obtiennent chaque année la citoyenneté russe, contre 1 million de Russes de religion orthodoxe en moins dans la population totale.
Les « valeurs familiales traditionnelles » et la tendance naturelle à la reproduction sont en fait de plus en plus caractéristiques des musulmans, citoyens russes d’origine ethnique non russe. Selon l’Administration religieuse des musulmans de Russie, un peu plus de 20 millions de musulmans vivent actuellement en Russie, et ils devraient dépasser les 30 millions en 2050, sans compter les migrants économiques d’Asie centrale, tandis que les Russes seraient 80 millions.
Si ces tendances se poursuivent, en 2075 le nombre de Russes orthodoxes serait presque égal à celui d’ethnies convaincues dans la profession de l’islam, et la Russie pourrait légitimement être qualifiée de pays musulman. 70% de la population se déclare chrétienne orthodoxe aujourd’hui, mais pratique ne dépasse pas 3%, les musulmans étant beaucoup plus pratiquants. D’une certaine manière, la Russie est déjà aujourd’hui, en termes de pratique religieuse, plus islamique que chrétienne.
La « renaissance religieuse » post-soviétique dont le patriarche Kirill se vante sans cesse, ne voit pas de tendance à l’augmentation du nombre de fidèles pratiquants depuis de nombreuses années, surtout depuis l’arrivée de Poutine au pouvoir (2000).
Si augmentation il y a, c’est plutôt dans les pratiques occultes, qui ne peuvent rivaliser avec la profession de foi de l’islam, où lors de la dernière fête du Kurban-Bayram, plus d’un demi-million de fidèles se sont rassemblés à Moscou et Saint-Pétersbourg, contre 200 000 orthodoxes pour Pâques.